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Tennis – Federer: «Je vise la deuxième semaine, après, tout est possible»

Publié26 juin 2021, 14:30

Roger Federer a donné sa première conférence de presse à Wimbledon samedi. Il l’assure: «Je suis mieux qu’à Halle.»

Roger Federer en conférence de presse: «Je suis ravi de retrouver Wimbledon, même si c’est un peu bizarre. Tout est différent cette année.»

AFP

Roger Federer, vous retrouvez Wimbledon, comme tout le monde, après deux ans d’absence. Quelles sont vos premières impressions?

Je suis évidemment ravi même si c’est un peu bizarre. Tout est différent cette année. D’habitude, on louait une maison: les enfants partaient jouer dans le jardin et on faisait les courses pour remplir le frigo. Cette année, on est à l’hôtel, dans une bulle sanitaire. Et je vous avoue que j’ai mis quelques jours à comprendre ce que j’avais le droit de faire ou pas. Sur le site aussi, j’ai dû reprendre mes marques. Je me suis parfois trompé de chemin, j’ai dû demander des explications, quelles étaient les zones avec ou sans masque. En fait, c’est un peu comme une première fois. Cela dit, je pense que dès lundi et l’arrivée du public, on retrouvera une certaine normalité.

Vous lancez votre tournoi mardi contre Adrian Mannarino (42e mondial). Un mot sur ce premier tour?

Ce sera la troisième fois que je l’affronte ici (ndlr: 2e tour en 2011 et 8e en 2018, deux victoires en trois sets); c’est rare de croiser la route de quelqu’un aussi souvent sur un même Grand Chelem. Pour moi, je pense que c’est une bonne chose de jouer quelqu’un de connu, car je sais comment me préparer. Après, Adrian est un vrai joueur de gazon. À mon avis, c’est sa meilleure surface, il l’a encore prouvé cette semaine en atteignant les demi-finales à Majorque (défaite contre Sam Querrey).

À Halle, après votre défaite contre Félix Auger-Aliassime, vous n’étiez pas satisfait de votre attitude sur le court. Avec quelques jours de recul, que retenez-vous de ce match?

J’ai connu un moment de frustration mentale, alors que Félix menait déjà d’un break au troisième set. Ce n’est donc pas vraiment cela qui m’a coûté la victoire. Mais il y a une façon de perdre. Je m’impose depuis très longtemps un certain standard dans l’attitude et, sur cette séquence de quelques jeux, j’ai ressenti des choses qui m’ont renvoyé à mes années juniors, lorsque je n’étais plus capable de voir les situations positivement. Est-ce lié aux efforts fournis pour revenir de blessure, au manque de public ou à autre chose? Honnêtement, je n’en sais rien. Mais il y a au moins une chose de positive à retenir de cet épisode, c’est qu’il ne m’arrivera pas ici. Je suis beaucoup mieux dans ma tête. Mon but est d’atteindre la deuxième semaine, de me mettre en situation de faire progresser mon jeu. Et si j’y parviens, je sais qu’ensuite, tout sera possible.

Vous vous êtes entraîné vendredi avec Andy Murray, un autre ancien vainqueur sur le retour. Comment voyez-vous vos chances respectives dans ce tournoi?

Avant de commencer avec Andy, on a tenté de se souvenir depuis quand nous n’avions plus partagé un court d’entraînement. Je disais Open d’Australie 2005 et lui Rome 2006, c’est vous dire comme cela datait! C’était vraiment sympa de taper avec lui. Et je peux vous dire que l’on voit immédiatement à quel point il se sent bien sur gazon, à quel point tout est naturel pour lui sur cette surface. Après, il s’agissait d’un entraînement, où chacun tentait des choses (ndlr: arrêté sur le score de 6-5 pour Murray). Donc, pour nos chances, il faudra voir comment nous entrons dans le tournoi. Mais je lui souhaite d’aller loin et je crois qu’il en a encore les moyens.

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