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Tennis – «Nous sommes ici pour stopper Djokovic»

Publié27 juin 2021, 23:42

Durant cette quinzaine de Wimbledon, découvrez ce qui fait parler ou frémir d’impatience la foule de Church Road.

par

Mathieu Aeschmann

Jérémy Santallo

Le public contre Djokovic?

Fini les vacances. Entre Roland-Garros et Wimbledon, Novak Djokovic s’est accordé une petite escapade à Majorque où on l’a presque plus vu tapoter dans la balle avec son fils sur les réseaux sociaux qu’avec son partenaire de double. Double tenant du titre à Church Road, le Serbe aura l’honneur de fouler le gazon immaculé du Centre court lundi à 14h30. De l’autre côté du filet, le jeune Britannique Jack Draper (19 ans). «Honnêtement, je ne connais pas grand-chose de lui, a dit «Nole» samedi. Au Queen’s, il a battu Sinner, avec qui je me suis entraîné donc je lui ai posé quelques questions.» Comme lors de sa finale contre Roger Federer il y a deux ans, Novak Djokovic pourrait avoir une partie des fans contre lui. «C’est toujours dangereux et délicat d’affronter quelqu’un qui n’a rien à perdre et qui joue à la maison. Je suis certain qu’il y aura beaucoup de soutien, de gens derrière lui. Je vais le prendre au sérieux.» On peut lui faire confiance.

Le match de feu

S’il ne fallait regarder qu’un seul des 128 premiers tours de simple, ce serait celui-là. Sans hésitation. Les raisons de tout arrêter, mardi, pour s’installer devant Nick Kyrgios – Ugo Humbert sont multiples. On essaie de faire court. D’un côté, «Dirty Nick» (ATP 61), capable des pires outrances et des coups les plus sublimes, lequel a daigné quitter son Australie pour la première fois depuis quinze mois… because Wimbledon. De l’autre, Ugo Humbert (ATP 25), jeune Français, pianiste esthète au jeu délicat de gaucher et fraîchement titré à Halle.

Vous n’êtes pas convaincus? Alors souvenez-vous de ces cinq sets incandescents, début février à Melbourne. Dans une John Cain Arena en fusion, l’Australien était sorti vainqueur du plus beau match de la première semaine au bout d’un récital de tennis d’attaque. Les deux jeunes gens en ont parfaitement conscience: ils ont beau incarner le feu et la glace, la rencontre de leurs deux créativités est une magnifique pub pour leur sport. «Donnons au public ce qu’il veut», a d’ailleurs lancé Nick Kyrgios à son adversaire sur Instagram. La réponse du Français: un check enflammé. Tout un programme!

Johanna Konta déchante

Wimbledon est à la fois un plaisir et une souffrance pour ses représentants britanniques. Demandez à «Gentleman Tim» Henman, accusé pendant des années par les tabloïds d’être «trop gentil» tout simplement parce qu’il calait si proche du but (4 demi-finales, 4 quarts de finale). Est-ce cette pression lancinante qui a déjà fait craquer (gentiment) Johanna Konta? La meilleure joueuse anglaise, demi-finaliste en 2017, s’est en effet fendue d’une réaction épidermique liée à la couleur de sa peau renvoyée par l’écran de la conférence de presse (elles se déroulent via Zoom).

«Je veux juste ajouter quelque chose: je me vois sur l’écran et je n’ai pas de coup de soleil! Je n’ai aucune idée de pourquoi je semble si rouge. Je ne sais pas si vous voyez la même chose mais sachez que j’utilise ma crème solaire protection 50.» Le protocole s’est empressé de rassurer Konta: tout était de la faute de l’écran. Sauf qu’en fin de soirée dimanche, on apprenait que la 31e joueuse mondiale à la WTA était déclarée cas contact d’une personne positive au Covid – un membre de son équipe – et donc retirée du tableau à la veille du début de la compétition. Terrible coup du sort.

La phrase de dimanche

«Évidemment que nous sommes ici pour le stopper. Bien sûr que nous sommes là pour tenter de mettre un terme à son rêve. Mais ça va être compliqué.» Vaincu par Novak Djokovic, Stefanos Tsitsipas a payé pour voir il y a quinze jours. «Je pense qu’il est l’un des meilleurs joueurs que le tennis ait vu, a-t-il avoué depuis le «Temple», au sujet de son bourreau à Roland-Garros. C’est quelqu’un qui, selon moi, pense qu’actuellement il est le meilleur. C’est pourquoi il joue aussi bien.» On l’avait quitté effondré à l’ombre du Philippe-Chatrier après avoir perdu sa première finale en Grand Chelem. Toutes boucles blondes dehors, le Grec est réapparu dimanche en visioconférence. Le finaliste à la Porte d’Auteuil a directement rallié Londres après Paris. Il s’est ensuite relaxé quelques jours à la campagne pour retaper son corps meurtri par l’ocre. Depuis, quelques sets d’entraînement mais aucune partie officielle. Il n’aura pas tâche facile d’entrée lundi (16h) face à l’Américain Frances Tiafoe.

Stefanos Tsitsipas lors de sa visioconférence dimanche.

Getty Images

Andy Murray, l’attraction

Avant les débuts tant attendus de Roger Federer mardi, c’est clairement l’attraction de la première journée de «The Championships»: le grand retour d’Andy Murray, chouchou des Anglais, après quatre ans d’absence sur ce gazon de Wimbledon où il a été sacré deux fois en 2013 et 2016. L’Écossais de 34 ans, désormais 119e joueur mondial mais invité par les organisateurs, a fait bonne figure au Queen’s contre Benoît Paire avant de s’incliner face à Matteo Berrettini. Depuis, il s’est retrouvé sous les projecteurs pour cet entraînement avec Roger Federer, où il a d’ailleurs fait forte impression. «C’était vraiment cool pour moi, a-t-il réagi samedi. C’est le genre de choses auxquelles je n’aurais pas accordé trop d’importance il y a 6 ou 7 ans. Désormais, après toutes mes galères, j’apprécie d’autant plus ce genre de moment.» Lundi, il foulera ce fameux Centre court qu’il chérit tant en fin de journée. Face à lui, le Géorgien Nikoloz Basilashvili, tête de série No 24 mais dont le meilleur résultat est un 3e tour en 2015. On a envie d’y croire très fort pour «Sir» Andy Murray.

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