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Euro 2020 – Petkovic: «Pour une équipe normale, à 1-3, c’était la fin du match»

Publié29 juin 2021, 01:18

L’entraîneur de l’équipe de Suisse était logiquement aux anges, après la qualification des siens pour les quarts de finale de l’Euro 2020.

La Suisse est à la fête.

AFP

Est-ce le plus grand match de votre vie d’entraîneur?

Je pense que c’est un des plus beaux. Un des plus importants, parce que j’en ai quand même vécus quelques-uns de forts aussi avec l’équipe nationale, mais également en club. Il faut avouer que le fait que la Suisse n’avait jamais, depuis si longtemps, quasiment jamais, passé le 8es de finale, ça ajoute beaucoup, beaucoup de satisfactions. Ca a aussi une grande signification…

Qu’avez-vous dit à l’équipe, vers la fin?

Vers le terme de la rencontre, je ne pouvais plus dire grand-chose… J’étais presque à plat et ma voix était en train de s’en aller. L’équipe a été très bonne pendant plus de 120 minutes. Quand cette sélection est ainsi battante, qu’elle se donne de cette manière et quand on arrive à imprimer notre style de jeu… Lors de la dernière demi-heure, il était important de garder un peu le ballon et jouer de l’avant. On a réussi à le faire. Nous avons aussi eu assez d’essence dans le moteur, peut-être plus que la France et on a réussi à le montrer.

Combien de litres d’eau avez-vous laissé en route ce soir?

Je ne peux pas le dire précisément, mais j’en ai clairement perdu quelques-uns. J’ai eu la chance d’avoir toujours une grande bouteille à disposition… Comme ça, j’ai toujours pu faire le plein quand c’était nécessaire.

Quel était le plan de jeu pour contrer ces Champions du monde?

On avait essayé de jouer haut contre l’Italie et on l’a peut-être fait un peu trop. Contre la France, nous avons voulu prendre possession de l’entrejeu. On a aussi joué un peu plus défensivement et de façon compacte. C’était l’équilibre à trouver contre cette France: ne pas jouer trop haut, ni trop bas! Il fallait que l’équipe évolue sur 25-30 mètres entre toutes les lignes. Lors des 120 minutes de ce match, on l’a souvent très bien fait.

Est-ce que si peu de temps après cette rencontre, vous arrivez à vous rendre compte de la dimension historique de cette victoire?

Directement après le succès et ce qu’on a montré pendant 120 minutes, on est d’abord juste content. Ensuite, arrive comme une cerise sur le gâteau la séance de pénalties et cet arrêt de Yann Sommer. Moi, j’étais heureux pour l’équipe, mais pas à 100% heureux, parce que j’ai vécu tellement d’émotions pendant ce match et cette prolongation… Cette qualification amène encore un surplus de bonnes choses au niveau mental et aussi une certaine reconnaissance. Et puis cette équipe a la volonté de ne pas se contenter de ça… On va être heureux jusqu’à mardi soir et ensuite on va se rassembler totalement pour préparer la prochaine partie.

Vous pensiez à quoi, à 3-1?

Les choses se sont enchaînées tellement vite… On a loupé notre pénalty et là on en prend deux de suite! (ndlr: à ce moment, Granit Xhaka arrive en conférence de presse et lui remet son prix d’homme du match) Pour des joueurs normaux, pour une équipe normale, là, c’était la fin du match. Aujourd’hui, on a été une super formation, au sein de laquelle tout le monde a donné tout ce qu’il avait. C’est grâce à ça qu’on a pu y croire de nouveau, avec un peu de chance également… Là, on a atteint un niveau supplémentaire et je vais en demander encore plus à cette équipe, maintenant que je sais qu’elle peut le faire.

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