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Tennis – «Mais alors pourquoi tu me poses encore cette question?»

Publié29 juin 2021, 10:19

L’insubmersible Sir Andy, «Viki» Golubic en mode supporter et plein d’autres choses, c’est l’actu d’une première journée de Wimbledon joyeuse et humide.

par

Mathieu Aeschmann

Jérémy Santallo

Yannick Michel

Quand «Viki» veut retrouver la Nati

C’est l’histoire d’une faute de goût ou d’un excès de zèle, on vous laissera juger. Il était 21h10, lundi, lorsque Viktorija Golubic avait déjà raconté en long et en large son bonheur d’avoir vaincu Veronika Kudermetova et sa malédiction des sets décisifs en Grand Chelem (3-6 6-1 11-9). «À un moment, j’ai eu le sentiment d’avoir tout vécu dans ce match, venait-elle d’expliquer. Alors je me suis dit qu’il fallait simplement jouer un point après l’autre, que je devais absolument apprécier chaque instant passé sur ce court. Je me suis dit de profiter et cela m’a bien réussi.»

Viktorija Golubic juste après la balle de match victorieuse lundi.

AFP

La conférence de presse touchait à sa fin. Les seuls deux autres confrères suisses avaient déjà le doigt sur le bouton «quitter» de leur session Zoom, lorsqu’on osa ce petit ajout de circonstances. «Viki, vas-tu regarder le match de la Suisse ou rentrer directement à l’hôtel?» Il n’y avait pas de piège, juste l’envie de rebondir sur l’excitation du moment. La Zurichoise nous lança alors un regard noir: «mais j’en rêve! Alors pourquoi me poses-tu encore cette question? Allons-y maintenant!» Jamais conférence de presse à Wimbledon ne fut interrompue si abruptement… à raison!

Sir Andy, l’insubmersible

Il y a quelque chose de fascinant à voir ces grands champions au crépuscule de leur carrière ferrailler encore pendant des heures sur des courts où ils ont déjà tout connu. On pense évidemment à Roger Federer, qui se lancera mardi après-midi dans sa quête d’un 9e sacre à Church Road, mais aussi à Andy Murray. Le chouchou des Anglais n’avait pas mis les pieds sur le gazon de Wimbledon depuis 2017. Quatre ans et deux opérations de la hanche plus tard, l’Ecossais de 34 ans, invité par les organisateurs, a fait vibrer une foule en adoration pendant plus de 3h30 lundi soir. Alors qu’il menait 6-4 6-3 5-0, le double lauréat dans le «Temple» a eu le bras qui a tremblé. Après la perte du 3e set (5-7), et pendant que le toit du Centre court se fermait, Sir Andy a fait un détour par les toilettes – oui, comme Novak Djokovic. Et si vous voulez tout savoir…

«Je suis allé prendre une douche. Puis ensuite je suis allé aux toilettes. Juste pour faire la petite commission. J’étais vraiment déçu mais je devais me souvenir de ce qui m’avait permis de virer en tête dans cette partie.» Vainqueur 6-4 6-3 5-7 6-3 du Géorgien Nikoloz Basilashvili (28e), pas n’importe qui non plus, Andy Murray a envoyé un statement. «On me demande toujours si c’est mon dernier match ou Wimbledon. Mais non! Je vais continuer de jouer. Je veux jouer. J’aime ça. Je peux toujours évoluer au plus haut niveau. Il (Basilashvili) est classé dans les 30 premiers mondiaux et même si je n’ai joué que peu de matches, je l’ai battu. Alors je continue!» Increvable, on vous dit.

4 x 1 = 46 secondes

Vous l’avez peut-être remarqué: lorsque Novak Djokovic se crispe un peu, il commence par se recroqueviller sur sa fin de geste au service. C’est ainsi, les coups au-dessus de la tête – d’abord le smash, ensuite le service – constituent le (minuscule) talon d’Achille historique du Serbe. Or lundi face au trublion Jack Draper, 19 ans, 253e mondial, le No 1 mondial est parti du mauvais pied avant de trouver son rythme et son équilibre sur le gazon glissant du Centre Court (4-6, 6-1, 6-2, 6-2).

Il a donc logiquement d’abord pioché au service, avant de se relâcher et de démontrer à quel point il a fait évoluer ce coup lors de la dernière décennie. Point d’orgue de cette montée en puissance: le dernier jeu du troisième set. Quatre premières, quatre aces sur «T», cette démonstration «métronomique» a duré très exactement 46 secondes. Pas mal comme ratio efforts – bénéfices, non? Allez «Nole», en faisant rebondir un peu moins la balle, tu peux aller chercher le «record du jeu parfait» sous les 25 secondes!

Deux vidéos bonus

Si vous étiez trop accaparés pour tout ce football – on ne vous cache pas que nous aussi –, voici une petite vidéo des plus beaux points de la première journée qui fait très plaisir. Attention spoiler: avant d’être stoppé par la nuit à 6-4 2-6 6-6 face à l’Australien Christopher O’Connell, Gaël Monfils a déjà réussi le point de ce début de tournoi.

Pour la deuxième vidéo, ne vous fiez pas aux apparences. Andrey Rublev n’a clairement pas tout réussi mais il est quand même passé contre l’Argentin Federico Delbonis (4-6 6-4 6-1 6-2). On a également vu un service à la cuillère chez… les femmes et un juge de ligne qui a fait résonner ses cordes vocales. Qu’est-ce que c’est bon de revoir du tennis à Wimbledon après 715 jours d’absence…

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