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«Plaidoyer pour un commis voyageur traqué»

CHRONIQUE – La conversation de Bernard Tapie et Franz-Olivier Giesbert débouche sur une réhabilitation de Tartarin de Tarascon et contre «la moutonaille médiatico-judiciaire». Et s’il avait raison?

Le 31 octobre 2019, un grand journal du soir a annoncé la mort de Bernard Tapie. Désolé de cette «nouvelle un peu exagérée», le propriétaire du Monde, Xavier Niel, qui admirait Tapie dans sa jeunesse, a envoyé le lendemain un magnifique bouquet à l’homme d’affaires. Car Bernard Tapie est toujours là et bien là. La «bio» que lui consacre Franz-Olivier Giesbert le remet à nouveau dans le jeu, «comme une boule de flipper». Giesbert, qui a écrit ce livre pendant le confinement, «reclus dans ma maison de Marseille» et récitant à haute voix, le soir avant de dormir, pour se donner du cœur à l’ouvrage, «des poèmes d’Aragon et Georges-Emmanuel Clancier», nous y apprend un tas d’anecdotes. On jubile d’entrer dans le roman de ce caméléon tape à l’œil, de cet écorché vif à la vulgarité pétaradante, capable de changer de monde comme de chemise: grande distribution, chanson, vélo, foot, politique, avec, dans tout ça, des prouesses épatantes. Quel bon client pour la plume du journaliste, qu’il soit greffier

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