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Tennis – «Ce n’est pas si mal pour un joueur à temps partiel»

Publié1 juillet 2021, 07:53

Du duel des extrêmes entre Nishioka et Isner au nouveau morceau de bravoure de Sir Andy Murray en passant par le retour triomphal de Nick Kyrgios: le jour 3 a été brulant dans le «Temple».

par

Jérémy Santallo

Mathieu Aeschmann

Yannick Michel

Nick Kyrgios ne changera jamais

L’Aussie nous avait manqué. Plus de quatre mois après son dernier match en compétition, le fantasque joueur australien est revenu aux affaires avec nonchalance et talent, les deux adjectifs qui lui vont le mieux. Avant de subir la loi de Dominic Thiem à Melbourne Park au 3e tour en février, Kyrgios avait vaincu Ugo Humbert au terme d’un thriller en cinq sets. Mercredi, après l’interruption de la rencontre la veille, il a à nouveau été le bourreau du Français, champion de Halle, en s’imposant 6-4 4-6 3-6 6-1 9-7. «Ce n’est pas si mal pour un joueur à temps partiel, a rigolé Kyrgios avant de poursuivre. Je savais que j’étais un énorme outsider. Il n’en a pas fallu plus pour me faire sortir de mon canapé en Australie… L’ambiance d’hier soir (ndlr: mardi) restera l’un de mes meilleurs souvenirs. J’avais tellement mal au corps après la nuit dernière, car ça fait longtemps que je n’ai pas joué… Je vais aller à l’hôtel, jouer à Call of Duty avec ma petite amie et revenir!» Sacré Nick.

Andy Murray remet le couvert

Le chouchou des Anglais prend un malin plaisir à jouer avec les nerfs de ses compatriotes journalistes, qui sont sur un fil en ce début de quinzaine lorsqu’il s’agit de boucler un article en tardif. Deux jours après sa victoire en night session face au Géorgien Nikoloz Basilashvili, Sir Andy a offert une nouvelle soirée pour l’éternité au public du Centre court. Mené 2 sets à 1 par l’Allemand Oscar Otte (ATP 151), le 118e joueur mondial est réapparu transfiguré au retour des vestiaires en début de troisième manche, après la fermeture du toit. Le poing serré après chaque coup gagnant, il a harangué la foule comme lui seul sait le faire dans le «Temple». Génie névrosé du tennis, capable de s’autodétruire en rien de temps sur un court, Andy Murray a ponctué sa soirée d’un lob de folie (6-3 4-6 4-6 6-4 6-2) avant de distribuer les parapluies et les linges à ceux qui lui ont mis le feu. «J’ai aimé la fin. La partie du milieu pas tellement. Quelle atmosphère pour terminer ce match. Chaque personne dans ce stade a été incroyable mais il y a quelques personnes qui m’ont gonflé à bloc. J’ai eu besoin de l’aide de tout le monde ce soir.» L’Écossais affrontera le Canadien Denis Shapovalov (12e) vendredi. Que l’attente va être longue pour tout un peuple.

C’est pas la taille qui compte

Ce début de quinzaine à Wimbledon, c’est clairement la revanche des «petits» face aux géants passés maîtres dans l’art d’envoyer du bois au service. Après Dominik Koepfer, qui s’est offert le scalp de Reilly Opelka et ses 211 cm lundi, c’est Yoshihito Nishioka (170 cm) qui s’est payé un autre Américain, John Isner (208 cm). Ce dernier évoluait pourtant en terrain connu: c’est sur ce fameux court 18 qu’il avait battu le record du match le plus long le 24 juin 2010 après 11 heures d’une bataille devenue légendaire contre Nicolas Mahut. Mais Isner, qui s’était imposé 70-68 dans le 5e set face au Français, a cette fois craqué 128 jeux plus tôt (7-6 2-6 6-3 6-7 6-4) malgré 36 aces et 87 coups gagnants (!) «Je n’ai pas les mêmes armes que lui. J’ai dû utiliser ma technique et ma vitesse, a savouré Nishioka. J’ai vu les chiffres. Je n’ai fait que 29 winners. Et on ne parle pas des fautes… Moi 18 et lui 70. C’était vraiment un match, très, très stressant pour moi.»

«Le point de la journée»

Avec un seul huitième de finale en treize participations, Alizé Cornet (WTA 58) ne peut pas vraiment être considérée comme une terreur de Wimbledon. Mais avec les années, la Niçoise semble devenir meilleure jardinière. Héroïque contre Muguruza il y a dix jours à Berlin, Cornet s’est offert mercredi une deuxième victoire de prestige en deux semaines face à la Canadienne Bianca Andreescu (WTA 7). Battre une «Top 10», c’est bien, le faire 6-2 6-1, c’est mieux, et terminer pareille performance par «le point de la journée», c’est le pied absolu. Voilà ce qu’a ressenti la Française au moment où son incroyable lob de défense est venu accrocher la ligne. Il fallait des jambes, du toucher et un peu de chance pour sortir un coup pareil. Bianca Andreescu, admirative, a préféré en rire.

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