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Football – La légende iranienne est prête à se faire dépasser par Cristiano Ronaldo

Publié18 juin 2021, 13:59

Meilleur buteur de l’histoire des sélections, l’Iranien Ali Daei est sereinement prêt à se faire déboulonner de son trône

Meilleur buteur de l’histoire en sélection, l’Iranien Ali Daei sait que son record ne tient qu’à un fil.

AFP

Beau joueur… La légende du football iranien Ali Daei est sereinement prêt à se faire déboulonner par Cristiano Ronaldo du trône de meilleur buteur de l’histoire des sélections, peut-être dès ce samedi lors d’Allemagne – Portugal à l’Euro (18h).

Le «Chahriar» (le «roi» en persan) est magnanime. Ses 109 buts en 149 sélections sont menacés par Ronaldo, parvenu à 106 unités après son doublé contre la Hongrie (3-0). Il a déclaré a plusieurs reprises qu’il serait «ravi» si Ronaldo battait son record car selon lui, il est l’«un des trois» grands footballeurs de l’histoire (il ne se compte pas au rang de ces trois-là: Ronaldo, Messi, Maradona).

«Les records sont faits pour être battus. Ronaldo a vraiment les qualités pour le faire. J’ai beaucoup de respect pour lui. Il est un si grand joueur qu’il n’est pas nécessaire de faire ses louanges», disait Daei à l’agence Khabar Online en 2018.

Cette course à distance passionne les médias iraniens. Dans les médias sportifs, les articles surgissent à chaque nouveau but de «CR7» le rapprochant de la marque de 109. Pour établir son record, Daei a notamment réussi un quintuplé contre le Sri Lanka (7-0) en 1996 et quatre quadruplés, dont un contre Guam dans un des matches les plus prolifiques de l’histoire des qualifications à une Coupe du monde: 17-0 en 2000!

Il a joué au Bayern

Pour ses buts, sa longévité, son aura et son parcours d’enfant du peuple, Daei est une légende vivante en Iran. Sa présence sur les réseaux sociaux est limitée à Instagram, où il compte 6,7 millions d’abonnés. Parmi ses nombreux exploits, il a participé à la victoire historique contre les Etats-Unis (2-1) à la Coupe du monde 1998, où il est passeur décisif sur le but du KO, signé Mehdi Mahdavikia, et il était capitaine au Mondial-2006, à 37 ans.

Joueur, il a explosé à Persepolis, le club de Téhéran dont l’immense rivalité avec Esteghlal fait vibrer tout le foot iranien. Premier joueur iranien à avoir joué en Europe, il est entré en championnat d’Allemagne par l’Arminia Bielefeld avant de rejoindre le géant Bayern Munich (32 matches, 6 buts) en 1998-1999, puis le Hertha Berlin.

Devenu entraîneur, il s’est surtout fait remarquer pour son franc-parler et ses prises de bec avec, pêle-mêle, les arbitres, les coaches adverses et les présidents de clubs.

Parti de rien, il est incontestablement un modèle de réussite auquel beaucoup peuvent s’identifier. Pendant sa jeunesse, il mène de front études, petits boulots qui deviennent rapidement des affaires, et football, et il connaîtra le succès dans les trois domaines.

«Pas impliqué en politique»

Ali Daei est issu de la minorité azérie (turcophone), mais opposé aux volontés séparatistes qui s’expriment de manière régulière dans les tribunes lorsque jouent par exemple des équipes de la ville de Tabriz (Nord-Ouest). Sur le plan politique, il affiche régulièrement des désaccords avec les autorités.

Sur Instagram, il prend régulièrement position sur les grands sujets de société et se montre très actif dans le domaine humanitaire. C’est l’une des très rares figures d’une société civile iranienne presque inexistante.

A l’automne 2017, alors que l’aide des autorités tarde à s’organiser, il lance une campagne de soutien aux populations sinistrées de la province de Kermanchah (Ouest) après un tremblement de terre ayant fait plus de 600 morts. L’initiative connaît un grand succès.

Mais pas question pour lui d’entrer en politique. «Feu mon père m’a dit de ne pas songer à la politique et de ne jamais m’impliquer personnellement», disait-il le 30 mai au site sportif Varzesh 3. «Je n’ai jamais soutenu ni ne soutiendrai le moindre candidat à l’élection présidentielle iranienne.»

Daei est enfin un homme d’affaires prospère, propriétaire d’une usine de vêtements de sport, de magasins et également à la tête de projets de construction dans le Nord de Téhéran. Un domaine où il peut encore rivaliser longtemps avec Ronaldo, lui-même promoteur d’une chaîne d’hôtels à son nom…

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(AFP)

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