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Euro 2020 – La Suisse était plus qu’à sa place

Publié3 juillet 2021, 10:00

La sélection de Vladimir Petkovic était un candidat légitime aux demi-finales de l’Euro 2020 pendant 77 minutes. Le sort (et l’arbitre aussi) en a décidé autrement.

parRobin Carrel

(St-Pétersbourg)

C’est fini. Les espoirs les plus fous se sont évanouis dans la nuit russe, vendredi soir. Enfin, si l’on peut parler de nuit à St-Pétersbourg où, en été, le noir total ne se fait jamais vraiment. Les Suisses rentrent au pays ce samedi. Ils seront tristes dans l’avion. Ils lâcheront peut-être une larme quand ils retrouveront leur public à Kloten, aux alentours de 13 heures ce samedi après-midi (venez nombreux!). Mais ils pourront le faire avec le sentiment du travail bien accompli.

Et un petit goût amer au fond de la bouche aussi, au vu d’une soirée qui aurait (encore) pu être magique.

On n’a pas eu droit à la plus belle équipe de Suisse de ces dernières années, face à l’Espagne. Une fois n’est pas coutume, son sélectionneur a dû adapter son plan de jeu à un adversaire, ce qu’il n’avait fait qu’à la marge face aux Bleus. Mais quand on doit évoluer sans Granit Xhaka, son capitaine, son leader de jeu, de vestiaire et un peu l’âme de sa formation, c’est on ne peut plus compréhensible. Et ça veut dire aussi que cette équipe a un plan B. Pas le plus sexy, mais un plan B quand même.

Shaqiri en bon capitaine

Un plan B qui a permis à la Suisse de survivre à une entame de partie où rien ne s’est passé comme prévu. Elle a pris le même but que trois ans auparavant au même endroit face à la Suède, son perforateur No 1 Breel Embolo est sorti sur blessure… Malgré tous ces vents contraires, elle a gardé son cap.

Les Suisses n’ont pas coulé et ils ont même su profiter du doute que leur résistance a instillé dans les têtes ibères pour égaliser par Xherdan Shaqiri.

Un capitaine qui a montré l’exemple lors des 81 minutes passées sur le pré du Stade Krestovsky. Il est hors de forme? Le Liverpuldien avait couru 9,45 km, le deuxième meilleur total de sa formation derrière… Freuler, au moment où Vladimir Petkovic a décidé de le remplacer.

On peut faire dire tout et n’importe quoi à la nouvelle mode des «expected goals», mais vendredi soir, au moment de la sortie prématurée de Freuler, ils disaient pas mal de ce que les Helvètes étaient en train de faire face à une Roja dont la possession extrême devenait encore une fois trop inoffensive: 0,9 xG suisse à 0,6 (+1 csc) pour son adversaire. Après l’expulsion, ç’a tourné à la boucherie (0,0 xG à… 2,4), c’est vrai, et ç’a été le tour de Yann Sommer de revêtir sa cape de super héros.

Un «jaune orangé»

Devenir un héros, c’est le rôle d’un dernier rempart. Ca ne doit être en aucun cas celui d’un directeur de jeu. D’ailleurs, si un arbitre «sent» vraiment le football, il ne doit jamais brandir ainsi le carton rouge directement à Remo Freuler comme il l’a fait en Russie. Le tacle est virulent, certes. D’où l’arbitre est placé, il croit peut-être à un «attentat» et vu le type d’action, la vidéo ne peut pas revenir sur cette décision.

Le carton rouge très sévère contre Freuler.

RTS 2

Mais avec un peu de psychologie, M. Michael Oliver aurait dû mettre un «jaune orangé» au milieu de l’Atalanta. Ce n’est pas son rôle de devenir lui-même l’acteur principal, la vraie star finalement, de cette rencontre. Tant pis, ça nous permettra d’avoir un peu le «seum» pendant quelques jours.

Comme un pays avec une grande équipe nationale qui sort d’un tournoi un peu trop tôt par rapport à ce qu’il croit valoir. Rien que ça, c’est une petite victoire tout de même.

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