samedi, juin 25, 2022
Marseille
ciel dégagé
29.5 ° C
30.9 °
26.2 °
32 %
5.7kmh
0 %
sam
28 °
dim
30 °
lun
28 °
mar
27 °
mer
28 °
AccueilPolitiqueTennis - Le carnet de notes de la première semaine

Tennis – Le carnet de notes de la première semaine

Publié5 juillet 2021, 07:05

Juste avant d’attaquer le «Manic Monday», nous avons noté de 1 à 10 les performances de la première semaine de ce Wimbledon 2021.

Impeccable, survolté puis terrassé par une blessure, difficile de noter Nick Kyrgios.

AFP

Puisque nous vivons au rythme de l’Euro, pourquoi ne pas emprunter à nos collègues du football le délicat exercice des notes. Une première semaine de Grand Chelem ressemble à une ruche. Les matches se multiplient, une surprise éclipse l’autre. Dans ce tourbillon, il est parfois difficile de maintenir une vision globale des forces en présence. Pour vous aider à attaquer le «Manic Monday» à la page, voici donc le carnet de notes de la première semaine.

10 / 10

Même s’il a égaré un set, le premier contre Jack Draper sur le gazon immaculé et glissant du Centre court, Novak Djokovic mérite cette note maximale. «Je ne me rappelle plus d’un favori au titre aussi évident depuis 50 ans», a osé Tim Henman sur la BBC. Difficile de lui donner tort, surtout lorsque l’on observe la maîtrise technique de «Nole». Chaque geste, chaque pas, semble en effet déroulé avec une économie d’énergie sidérante. Et à côté du Boss, il faut faire une petite place à l’extraordinaire Emma Raducanu, 18 ans, 338e mondiale. Cette jeune Anglaise qui vient de passer sa «matu» au lycée de Newstead Wood n’avait disputé que deux tournois WTA. Elle jouera lundi une place en quarts de finale contre Ajla Tomljanovic. Fou.

9 / 10

Ici se mêlent critères sportifs et émotionnels. Côté court, il faut féliciter Iga Swiatek. La championne de Roland Garros 2020 n’avait joué qu’un match à Wimbledon avant cette édition (défaite contre Golubic en 2019) et son tableau semblait semé d’embûches (Su-Wei Hsieh, Zvonareva). Or la Polonaise n’a égaré que treize jeux en trois matches. La voilà menace toute surface. Côté cœur, rendons hommage à Carla Suarez Navarro qui, débarrassée de son lymphome de Hodgkin et pour son dernier Wimbledon, a fait passer un frisson sur le Centre court en poussant «Ash» Barty au 3e set. Son revers sublime va nous manquer! Enfin, que dire de plus au sujet de Sir Andy Murray? «Est-ce que tout cela vaut la peine», s’est-il demandé après sa défaite contre Shapovalov. Si la question est pertinente, jamais une seule de ses attitudes sur le court n’en a souligné la légitimité. Admirable.

8 / 10

Ces quatre-là avaient quelque chose en plus. Viktorija Golubic a semblé glisser sur le gazon, si légère, si inspirée contre Collins puis Brengle (5 jeux égarés), sur la route de son premier huitième de finale majeur. Ons Jabeur, elle, joue un tennis différent. La Tunisienne a gonflé sa confiance en remportant son premier titre à Birmingham et sa créativité a emporté Muguruza au bout du meilleur match féminin de la première semaine. Son choc de lundi contre Swiatek promet énormément.

Il y a aussi le phénomène Sebastian Korda qui, à 20 ans, cumule les grandes premières (Wimbledon, Centre court) sans que sa technique si propre ne bouge d’un millimètre (grâce aux conseils d’Andre Agassi?). Reste le cas Nick Kyrgios. On lui doit le meilleur 1er tour de cette édition (9-7 au 5e set contre Humbert), quelques punchlines («sur gazon, je bats facilement la moitié du tableau sans entraînement»), une histoire d’amour avec le public anglais («je suis passé de bad boy à chouchou») et un abandon mortifiant (blessure aux abdos contre Auger-Aliassime). Faites le compte: le tennis est tout simplement plus sympa quand Nick lui rend visite.

7 / 10

Vous souvenez-vous d’Elena Rybakina, la tombeuse de Serena Williams à Roland-Garros? Eh bien la Moscovite qui joue sous pavillon kazakh (22 ans, 20e mondiale) semble avoir emmagasiné une sacrée dose de confiance sur la route de son quart à Paris. Portée par son impressionnante première balle, elle s’est baladée en première semaine (Rogers, Mladenovic) et son duel de frappeuses contre Aryna Sabalenka (WTA 4), lundi, promet de faire des étincelles. Dans cette section méritante à défaut d’être exceptionnelle, Rybakina côtoie un certain Roger Federer. Parce qu’il revient de loin, se reconstruit tour après tour et avait retrouvé, samedi contre Norrie, «une forme de tranquillité» inédite en 2021, «RF» mérite une note au-dessus de la moyenne. «J’ai retrouvé mon rythme», a annoncé «le Maître» samedi soir. Il a sept jours devant lui pour davantage monter sa note.

6 / 10

Ils sont six, comme leur note, à ne pas encore avoir vraiment décollé. La No 1 mondiale Ashleigh Barty, la championne de 2018 Angelique Kerber et la tête de série No 2 Aryna Sabalenka ont tenu leur rang et se profilent comme des favorites logiques. Mais sans vraiment emballer la foule et réussir à dissiper les doutes. Même constat chez les hommes avec Daniil Medvedev (tête de série No 2), Alexander Zverev (No 4) et Matteo Berrettini (No 7). Ce trio incarne la résistance la plus régulière et légitime à la domination annoncée de Novak Djokovic (le cas RF est à part). Or ces trois-là avancent en égarant quelques sets de-ci de-là, suscitant promesses et réserves. Pour rappel, en cas de victoire lundi, ils entreront dans un territoire inconnu pour eux: celui d’un premier quart de finale à Wimbledon.

5 / 10

Sous la moyenne, on retrouve une diva et un intermittent du spectacle. Impériale et titrée à Eastbourne, Jelena Ostapenko semblait avoir mis de l’ordre dans ses idées et ses plans de jeu. Au point que, juste avant son troisième tour contre Tomljanovic, les «bookies» l’avaient remontée dans le groupe des favorites pour le titre. C’était sans compter le caractère instable de l’Estonienne. Un set d’avance gâché, une embrouille après la balle de match. Incorrigible. Regardons maintenant le tableau que le sort avait proposé à Gaël Monfils sur la route d’un huitième de finale potentiel contre Novak Djokovic. 1. Chris O’Connell (ATP 130), 2. Pedro Martinez (107), 3. Christian Garin (20 mais pur terrien). Alors bien sûr, «la Monf» n’est pas vraiment un herbivore. Mais quand on se voit offrir pareille autoroute vers la deuxième semaine, il faut être capable de trouver l’accélérateur.

4 / 10

Une petite section pour des GRANDES déceptions. Même si le gazon ne va plus très vite, les immenses serveurs John Isner (2m08) et Reilly Opelka (2m11) devraient évoluer dans leur zone de confort à Wimbledon. Ils ont explosé dès le 1er tour face à deux retourneurs-contreurs de poche: Yoshihito Nishioka et Dominik Köpfer. De quoi manger leur casquette. Et puis ajoutons ici la révélation du premier semestre Aslan Karatsev. Depuis six mois, rien ne semblait dérégler le demi-finaliste de Melbourne… jusqu’à ses premiers pas sur gazon (défaite au 1er tour contre Chardy).

3 / 10

Ils sont deux à partager la note la plus faible parmi ceux qui ne se sont pas autodétruits: Stefanos Tsitsipas et Belinda Bencic. Finaliste à Roland-Garros, le Grec est passé au travers d’entrée contre Frances Tiafoe. Et au-delà de sa défaite en trois sets, c’est son incapacité à adopter ne serait-ce que le début d’une attitude de joueur de gazon qui a déçu. Quant à «Beli», elle «n’étai[t] pas présente mentalement sur le court» contre Juvan, selon sa propre formule. Une absence étrange quand on sait à quel point elle adore Wimbledon. Peut-être ces deux cancres paient-ils leur défaut commun: leur boulimie de tournois?

Franchement, je ne sais pas pourquoi j’étais absente mentalement. Je n’étais pas spécialement nerveuse pourtant. Je n’ai aucune explication, désolé

Belinda Bencic, perplexe après son non-match

2 / 10

Parce qu’il n’a «balancé» qu’un set sur trois, Benoît Paire évite la pire des notes. Mais franchement, un avertissement pour «non-combativité» dans «le Temple», c’est vraiment moche. Puis le coup de la simulation façon Ciro Immobile – «tu veux jouer à ça, alors appelle le soigneur» – on n’en parle même pas. D’autant plus que le Français peut devenir génial sur gazon, comme lorsqu’en mode «bison» il avait atteint les huitièmes de finale en 2017 et 2019. Gâchis, épisode 67.

1 / 10

La règle de voisinage. Parce qu’interrompre Kyrgios – Humbert à 3-3 au 5e set sous prétexte que des riverains fortunés ne supporteraient pas, une fois pas année, de voir la foule passer devant leur villa pour aller prendre un dernier métro après 23h, c’est tout simplement un crime contre le tennis.

ARTICLES LIÉS

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus populaires