lundi, septembre 26, 2022
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au procès, la folle paranoïa de l’accusé

COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Hubert Caouissin reste persuadé que sa belle-famille, qu’il a décimée, lui cachait un magot et voulait lui nuire.

Envoyé spécial à Nantes,

Hubert Caouissin évolue dans un univers terrifiant où le hasard n’existe pas. «Tout a du sens», affirme-t-il aux jurés des assises de Loire-Atlantique. Persécuté chronique depuis l’enfance, incapable de se mettre dans la tête de l’autre, persuadé d’avoir raison à tout sujet, il passe le réel à la moulinette de son psychisme, de sorte qu’il interprète chaque événement à travers un prisme délirant. Hubert Caouissin se considère comme en état de légitime défense permanent.

À cet accusé singulier qui répond des meurtres de son beau-frère Pascal Troadec, de sa femme Brigitte et de leurs deux enfants, Charlotte et Sébastien, la présidente Karine Laborde réserve un mode de questionnement rigide. Elle appartient à cette catégorie des magistrats-essoreurs, infatigables et vétilleux.

Son interrogatoire est organisé en «rubriques» dont il est interdit de s’échapper. La longueur peu commune de l’exercice (5 heures et demie) met en péril l’équité du procès. La présidente confisque

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