lundi, septembre 26, 2022
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le tabou de l’enfant préféré

ENQUETE – Souvent, on la nie parce qu’elle suscite la culpabilité. Pourtant, la préférence pour un enfant concerne de nombreux parents. Comment faire pour qu’elle ne devienne pas une blessure ? Éclairage et témoignages.

«Avez-vous un enfant préféré ?», demande Elizabeth II d’Angleterre à son époux, le prince Philip ? «Bien sûr ! C’est Anne», lui répond-il du tac au tac. «Et vous ?», interroge-t-il. «Mais enfin, je les aime tous de la même manière», répond la reine, offusquée. Ce dialogue ouvre l’épisode 4 de la saison 4 de The Crown , la fameuse série diffusée sur Netflix. Était-il nécessaire de consacrer un épisode entier aux relations que les monarques britanniques entretiennent avec leur progéniture ? «Absolument !, commente le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez. En l’occurrence, il en va de l’avenir de la couronne. Rien n’est innocent dans les relations parents-enfants . Toujours en quête de reconnaissance et d’amour parental, Charles est perçu comme un personnage bancal qui ne sait pas très bien où il va. Il fut toujours l’incompris, le rêveur, le mal-aimé.»

Les sondages le révèlent aujourd’hui au grand jour : 47 % des Anglais souhaiteraient, en effet, que son

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