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Tennis – Malmené, Federer profite de l’abandon de Mannarino

Publié29 juin 2021, 20:20

Mené deux sets à un, Roger Federer a été «sauvé» par la blessure d’Adrian Mannarino (6-4, 6-7, 3-6, 6-2, ab). Son niveau de jeu n’avait alors rien de rassurant.

Roger Federer discute avec son adversaire Adrian Mannarino après que ce dernier a glissé sur le gazon lors de Wimbledon.

AFP

Pauvre Adrian Mannarino! Roger Federer a été sauvé par son orgueil et un improbable coup du sort, mardi au premier tour de Wimbledon. Alors qu’il était bousculé par le diabolique jeu de gazon du Français, le Bâlois a vu son adversaire glisser sur un replacement et se blesser au même genou droit qui lui a causé tant de soucis par le passé. Adrian Mannarino menait alors deux manches à une. Et même si «RF» avait montré une belle réaction en arrachant un break au début du quatrième set, une soirée très compliquée lui semblait promise (6-4, 6-7, 3-6, 6-2, ab.)

«Cela prouve qu’un seul point peut changer un match, une saison, voire une carrière, réagissait «le Maître» visiblement choqué avant de quitter le Centre Court. Je lui souhaite de revenir vite car il méritait de gagner aujourd’hui. Adrian était le meilleur joueur sur le court.» L’aveu n’a rien d’un pansement alibi. Roger Federer confessait ici à chaud les immenses difficultés traversées lors de ce premier tour. Citons d’abord sa panne de premières balles au premier set. Une absence sans conséquence puisque «RF» sortait deux fantastiques séquences de gazon pour «chiper» le break et le set au Français au meilleur moment (6-4).

Cet emballage «old school» aurait dû le rassurer. Il eut au contraire pour effet de complètement dérégler son coup droit. Comme en 2018 face à Anderson (douleur à la main), comme lors des deux premiers tie-breaks de la finale 2019 contre Djokovic, Roger Federer semblait en effet lutter avec les errances de son atout historique. Frappes décentrées, balles mal touchées ou mal choisies, il y a depuis plusieurs mois quelque chose qui cloche dans le timing de ce coup magistral. Or c’est un peu comme si ce constat infligeait une double peine au «Maître»: une avalanche de fautes directes et des idées noires sous le bandeau.

Adrian avait trouvé un rythme du fond de court. Il me faisait mal avec ce revers glissé qui pose tant de problèmes depuis des années sur Tour.» Roger Federer a raison: «Manna» était en train de disputer le match parfait, tout en relâchement. Tout juste avait-il laissé échapper une balle de break dès l’entame du quatrième set et vu «RF» lui sauter à la gorge pour arracher un break synonyme de bouffée d’air. On en était là (4-2) lorsque le pied gauche du Français se déroba emportant le poids de son corps sur sa jambe droite. Les deux jeux de plus disputés dans le vide n’y changeaient rien. Ce premier tour se terminait sur un énorme coup du sort au service d’un Roger Federer si mal embarqué. MAE

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