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Automobilisme – Mercedes en mode contre-attaque

Publié2 juillet 2021, 09:18

La défaite face à Max Verstappen, dimanche, a secoué l’écurie Mercedes. Du patron aux pilotes en passant par les ingénieurs, tous veulent leur revanche ce week-end.

On prend les mêmes

Évidemment, avec deux Grands Prix courus sur le même circuit à une semaine d’intervalle, le risque est de vivre deux Grands Prix identiques. Et donc d’assister à une nouvelle victoire de Max Verstappen, qui conforterait sa place de leader au championnat du monde.

Heureusement, histoire de pimenter un peu le spectacle, Pirelli va amener ce week-end des pneus un cran plus tendres que dimanche dernier. Ce qui veut dire que les mediums, qui ont été utilisés par la plupart des pilotes dimanche, seront les plus durs ce week-end.

Ce qui pourrait changer beaucoup de choses. Les stratégies à un seul arrêt, choisies par la plupart des pilotes dimanche dernier, ne seront sans doute nettement moins prisées. «On a vu dimanche qu’on pouvait changer de pneus une seule fois», explique James Vowles, le responsable de la stratégie de Mercedes. «Avec des pneus plus tendres, ce sera nettement plus difficile, ce qui laisse plus de possibilités à explorer. Cela signifie en tout cas que ce ne seront pas les mêmes conditions qui se répéteront un week-end de plus. Chez Mercedes, on sait reconnaître nos erreurs, et en général on en ressort nettement plus fort, chacun va chercher la moindre milliseconde. Je ne crois donc pas que nous allons vivre la même course une deuxième fois. Il y aura trop de différences. »

Hamilton aura ses pièces

Au terme du Grand Prix de Styrie, dimanche, Lewis Hamilton avait déclaré que son écurie avait besoin d’améliorer la voiture avec de nouvelles pièces pour se battre contre les Red Bull.

Mais alors qu’il semblait que rien n’était prévu dans ce sens, puisque toutes les forces de l’écurie sont déjà tournées vers 2022, elle a finalement entendu son pilote-vedette. «Nous avons un certain nombre de nouveautés à introduire sur la voiture d’ici la fin de l’année. Je dirais même qu’il s’agit d’un nombre plutôt raisonnable de nouvelles pièces», avance James Allison, le directeur technique de l’écurie.

« Oui, je savais que ça allait venir», répond Lewis Hamilton. «À la fin, nous travaillons tous à fond. On en apprend toujours plus au sujet de cette voiture, et aussi comment en extraire le maximum. Mais pour l’instant, il faut bien dire que chez Red Bull, ils ont fait du très bon travail ces quatre derniers Grands Prix. Pour nous, les choses sont devenues très difficiles depuis Monaco, qui a été un désastre. Et ça a continué à Bakou, et en France, et le week-end dernier. On n’en est pas encore à la moitié de la saison, alors on va essayer de combler le trou… »

Wolff: une histoire de cœur

Getty Images

On l’aurait presque oublié, mais Toto Wolff, le patron de l’écurie Mercedes, est de nationalité autrichienne. À Spielberg, il évolue sur ses terres et se confie aux quotidiens locaux. «Je dois admettre que les Red Bull ont une meilleure voiture en ce moment», commente-t-il dans le «Kleine Zeitung» de Graz. «Nous perdons beaucoup de temps dans les lignes droites, c’est juste un fait. Nous devons mobiliser toutes nos forces pour améliorer notre voiture, et surtout pour qu’elle fasse mieux fonctionner ses pneus. Dimanche dernier, nous avons tout donné et nous avons perdu. Mais nous avons suffisamment de cœur pour nous redresser ce week-end. Il nous en faudra. »

Sainz: pas les tirs au but, par pitié!

Évidemment, les pilotes sont pour la plupart fans de foot. Et tous le sont de leurs équipes nationales respectives.

Jeudi, interrogé sur le résultat du quart de finale Espagne-Suisse, Carlos Sainz a expliqué que les Espagnols doivent surtout éviter d’en arriver aux tirs au but. «Les Suisses sont vraiment très forts dans cet exercice, ils ont montré du calme et de la perfection. Il faut qu’on gagne avant! Par pitié, pas les tirs au but. »

Fernando Alonso, pour sa part, prédit une victoire 2-1 pour l’Espagne. Une prédiction qui a eu pour effet de faire éclater de rire Max Verstappen, juste à ses côtés, qui ne la trouvait pas crédible…

Ricciardo, la tête dans le sac

Le Grand Prix de Styrie, dimanche dernier, ne restera pas le meilleur souvenir de Daniel Ricciardo. Parti 13e (alors que son équipier Lando Norris était qualifié troisième), l’Australien a terminé 13e – quand Norris se classait cinquième.

Jeudi, sur le circuit de Spielberg, le pilote McLaren fêtait son 32e anniversaire. «Oui, je suis heureux que ce soit mon anniversaire, ça me permet de tourner la page. Vous savez, je suis un type passionné, donc sensible. Dimanche dernier, j’étais dépité. La course s’annonçait prometteuse, et tout est parti de travers. À l’arrivée, j’avais vraiment la tête dans le sac. Ce n’est pas comme ça que je veux avancer. Mais lundi, je me suis réveillé en ayant évacué toutes les toxines et toutes les mauvaises pensées, je me sentais bien. Et maintenant, j’ai confiance dans ce que nous avons appris sur la voiture dimanche dernier. Piloter à nouveau sur le même circuit est un avantage. Parce que souvent, on se dit: «Ah, on aurait dû régler la voiture comme ça». Et cette fois, on a vraiment l’opportunité de le faire. »

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