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France – Avion suisse sur le Mont-Blanc: la prison est désormais possible

Publié22 juillet 2021, 16:51

L’Assemblée nationale française a adopté un amendement contre les atterrissages sauvages en montagne.

Un avion genevois s’était posé près du sommet du Mont-Blanc en 2019.

DR

En juin 2019, deux Suisses avaient posé leur avion sur le Mont-Blanc, à 350 mètres à peine du sommet. Cet atterrissage sauvage avait suscité un énorme tollé et outré les défenseurs de la montagne et de l’environnement. Mais à cause d’un vide juridique, les deux hommes venus de Genève n’avaient écopé que d’une amende de 38 euros… Mais le vide est aujourd’hui comblé: l’Assemblée nationale française a adopté mercredi un amendement réprimant sévèrement ce genre de comportement.

Le texte avait été déposé par le sénateur socialiste de Saône-et-Loire Jérôme Durain, un amoureux de la montagne. «Dorénavant, celui ou ceux qui s’amuseraient à ça auraient l’épée de Damoclès d’une sanction d’un an d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour ne pas avoir respecté l’interdiction d’atterrissage d’aéronefs à des fins de loisirs dans les zones de montagne. Et celui ou ceux qui feraient la publicité ou la promotion de ce type de pratiques s’exposeraient à six mois d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende», explique-t-il à France Info. Et d’ajouter: «L’idée était vraiment de marquer le coup par quelque chose de symbolique, de fort, qui dissuade tout le monde de faire n’importe quoi en montagne».

«Hurluberlus de la montagne»

En 2019, le maire de Saint-Gervais Jean-Marc Peillex avait été extrêmement virulent à l’encontre des deux Suisses. Il se montre donc aujourd’hui satisfait. «J’ai parfois compté jusqu’à six avions posés sur le massif et des gens qui pique-niquaient, des hurluberlus de la montagne qui confondent Mont-Blanc et parc d’attractions. Cela crée des nuisances et c’est une atteinte à l’environnement», réagit-il dans «Le Temps». Il pense cependant qu’il faut aller encore plus loin, en «contrôlant et limitant les couloirs aériens».

Précisons que le Sénat avait déjà adopté l’amendement, qui entre donc désormais en vigueur en France. Mais les nouvelles normes ne sont évidemment pas rétroactives: elles ne pourront pas servir à punir les deux Suisses.

(R.M.)

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