lundi, septembre 26, 2022
AccueilSociétépourrait-on regrouper les toxicomanes dans des «centres fermés» pour les soigner ?

pourrait-on regrouper les toxicomanes dans des «centres fermés» pour les soigner ?

LA VÉRIFICATION – Depuis de longs mois, des centaines de consommateurs de crack rendent la vie impossible aux habitants du quartier de Stalingrad, à Paris. De nombreuses voix appellent à une prise en charge, au besoin sous la contrainte.

LA QUESTION. Pour les riverains, ils sont un danger quotidien. Pour les autorités, un bourbier politique de plus. Les accros au crack dans le nord de Paris, dont le nombre estimé varie désormais entre 700 et 1200 personnes, sont passés en quelques années de la «colline du crack» (18e arrondissement) au quartier de Stalingrad (19e), mais les faits d’agressions ou de viols dont certains d’entre eux sont responsables semblent ne jamais trouver de réponse. Cette semaine, en même temps qu’elle lançait les premiers signaux d’une éventuelle candidature pour la présidentielle, la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), clamait avoir tenu sa promesse de rendre les «jardins d’Eole» (Paris 19e) aux Parisiens.

En pratique, elle revenait simplement sur l’accès des toxicomanes dans le parc jusqu’à une heure du matin. Ces derniers ont donc repris place dans les rues du quartier Stalingrad, menant la vie dure aux riverains et créant une nouvelle polémique sur la mollesse de la ville face à un problème désormais endémique. Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, vitupérait déjà dimanche 27 juin dernier contre l’attitude des pouvoirs publics : «Qu’attend-on pour envoyer ces drogués en centre fermé ou pour les expulser quand ils sont étrangers ?» Mais une prise en charge – au besoin sous contrainte – des drogués est-elle possible ? Pourrait-elle régler le problème et calmer durablement les quartiers concernés ?

VÉRIFIONS. La solution pour l’instant vantée par la mairie de Paris est celle de l’«accompagnement», notamment via les salles de shoot, ou «salles de consommation à moindre risque» (SCMR). Le «plan crack» de la mairie de Paris,

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Dernières critiques