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Tennis – «Avez-vous déjà fait quelque chose de sale dans votre vie?»

Publié7 juillet 2021, 08:30

Hubert Hurkacz a évité les pièges des tabloïds avant d’affronter Roger Federer. À l’affiche également de ce «London Calling», «Viki» Golubic, Daniil Medvedev et une projection sur le dernier carré féminin.

par

Jérémy Santallo

Mathieu Aeschmann

Yannick Michel

Hurkacz évite le piège

Le pas léger, il est arrivé dans la Main Interview Room avec le sourire jusqu’aux oreilles. «Oh une grande pièce, j’ai été upgradé». Mené 2 sets à 1 par Daniil Medvedev avant l’interruption de la rencontre lundi soir, Hubert Hurkacz a renversé mardi le No 2 mondial pour s’offrir la plus belle victoire de sa carrière et un affrontement avec son idole d’enfance, Roger Federer. Le Polonais a à peine eu le temps de s’asseoir en salle de presse qu’il a été assailli de question sur «RF». Notamment par un confrère du «Sun», qui a tout tenté pour déstabiliser le 18e joueur mondial.

«Jouer aujourd’hui (ndlr: mardi) va m’aider parce que j’ai pu m’habituer aux conditions en indoor, sur ce grand court avec tout ce public et à la façon dont la balle rebondit.» Ce à quoi le journaliste lui a répliqué, «réponse surprenante, je ne m’attendais pas à ça», avant d’enchaîner les questions comme s’il était en one-to-one avec le joueur: «À quel point est-ce votre héros? Serez-vous nerveux? On dit de vous que vous êtes trop gentil pour devenir l’un des meilleurs? Avez-vous déjà fait quelque chose de sale dans votre vie? Oui? Quoi?» Avec sa tête de premier de la classe, Hurkacz est resté droit dans ses bottes et a évité les écueils. Bravo!

Golubic très loin de Lausanne

Dépassée par la puissance de Pliskova et celle de l’événement, Viktorija Golubic a quitté mardi son Wimbledon de rêve. Mais pour aller où: en vacances ou à Lausanne? Théoriquement, la Zurichoise doit s’aligner dans les qualifications du Ladies Open ce week-end (elle a oublié de s’inscrire). «Parce que c’est en Suisse et que j’ai des bonnes relations avec les organisateurs, j’avais décidé d’y jouer avant d’enchaîner quelques autres tournois sur terre battue en juillet.»

Seulement voilà, ce plan n’avait pas pris en compte un quart de finale à Wimbledon, la fatigue, les 430 points et les 380’000 francs qui vont avec. «Bon, je vais commencer par en laisser une bonne partie en impôts, souriait «Viki». Mais c’est vrai qu’ensuite j’ai une liste de cadeaux à offrir à mes proches. Et puis il y aura un petit plaisir pour moi: peut-être des vacances.» Faut-il en déduire que le Ladies Open va être remplacé par une plage de sable fin? «Le truc, c’est que j’ai appris que je serais du voyage à Tokyo. Cette qualification rend mon retour sur terre un peu bancal. Avec la fatigue et Wimbledon et cette nouvelle échéance, il faut que je repense ma programmation.» Difficile de dire plus poliment que Lausanne n’a jamais été aussi loin de Londres.

La malchance de Medvedev

Une tornade. Sorti sans gloire de Wimbledon dès les 8es de finale, Daniil Medvedev n’avait aucune envie de traîner sur le Centre Court. Le Russe a expédié la poignée de main, remballé ses affaires au pas de charge et pris congé du public anglais en osant à peine lever les yeux. «Quand vous êtes 2e joueur mondial et que vous perdez en 8es de finale, c’est un très mauvais résultat. C’est tout, a lâché le Moscovite de 25 ans. J’ai vraiment mal joué, c’était probablement mes deux pires sets depuis Rome».

Pas du genre à se chercher des excuses, le protégé de Gilles Cervera ne voulait pas ressasser le fait de ne pas avoir fini la veille – il n’avait pas concédé une fois son service en trois sets et demi contre Hubert Hurkacz. «On jouait sur le court 2. On savait qu’il allait pleuvoir et que l’on ne pourrait pas finir le match. Aller sur le Centre Court? Federer et Sonego étaient à 5-5 dans le 1er set, et on ne pouvait pas savoir combien de temps cela allait durer. Quand on m’a proposé de jouer le lendemain à 14h30, j’ai tout de suite dit ‘oui’.» Sauf que, manque de bol pour lui, «RF» a bouclé son 8e de finale à 21h. Et si le Russe avait pu prendre sa suite dans le «Temple», il lui ferait sûrement face ce mercredi en quart de finale. Que la vie est parfois mal faite.

Deux demies, deux ambiances

Les demi-finales dames n’auront pas grand-chose en commun jeudi. En haut du tableau: Ashleigh Barty (WTA 1) contre Angelique Kerber (WTA 28), un duel entre championnes de Grand Chelem et No 1 mondiales (actuelle et passée), une opposition de style entre toutes les variations offensives de l’Australienne et la science du contre de l’Allemande. En bas du tableau: Aryna Sabalenka (WTA 4) contre Karolína Pliskova (WTA 13), une ode à la frappe, au service, en retour, partout, tout le temps. Deux plans A pour un bras de fer sans retour entre deux jeunes femmes en quête de reconnaissance.

Alors faites vos jeux: pour jeudi et déjà un peu pour samedi. «Ash» Barty a pour elle cette palette technique si riche que tous les matches semblent dépendre d’elle. Angelique Kerber est la seule qui connaît le chemin menant au Venus Rosewater Dish (victoire en 2018 contre Serena Williams). Aryna Sabalenka avance avec la force des miraculées, secouée par Katie Boulter (2e tour) puis Elena Ribakina (8e) avant d’impressionner mardi contre Ons Jabeur. Enfin Karolina Pliskova possède dans son clan en Sascha Bajin un coach capable de faire croire à l’impossible. Dans trois jours, il n’en restera qu’une.

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