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Ring judiciaire – L’ex-boxeur suisse Mauro Martelli est accusé d’abus sur une fillette

Publié6 avril 2022, 06:59

Le quintuple champion d’Europe de boxe sera jugé pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et pornographie. Il comparaîtra devant un tribunal fribourgeois.

Cagliari, 1988: Mauro Martelli, le boxeur le plus titré de Suisse, vient de remporter son cinquième Championnat d’Europe contre le Sarde Efisio Galici. Aujourd’hui, loin des projecteurs, c’est un autre combat qui l’attend devant la justice qui l’accuse d’abus sexuels sur une fillette. 

Archives TX Group

Son procès était prévu ce mardi 5 avril à Châtel-St-Denis (FR) devant le Tribunal de la Veveyse. Un avocat peu bien et voilà les débats repoussés. L’ex-boxeur de 57 ans, révélé par le Club pugiliste de Morges (VD) à l’âge de 19 ans, s’apprête à affronter un autre genre d’adversaire: une Cour de justice. Il y aura aussi des coups et des esquives mais le ring sera plus étoffé. Depuis décembre 2019, Mauro Martelli, domicilié dans le canton de Fribourg, est enferré dans une sale affaire. Les parents d’une enfant, née en 2008, ont déposé une plainte pénale contre lui. Leur fille Ana* leur aurait rapporté que leur ami aurait eu des agissements à caractère sexuel avec elle et ce, de manière répétée.

Au cours de boxe

Né à Lausanne, Mauro Martelli, ce tout jeune Italien qui a fait vibrer la Suisse entière à la fin des années 90 et décroché cinq fois le titre de champion d’Europe des poids welters (ndlr. mi-moyens), se retrouve poursuivi par la justice fribourgeoise pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et pornographie. Coach sportif, le père de la fillette et le prévenu se sont rencontrés en 2006 par le biais d’un ami commun et se sont rapidement liés d’amitié après un événement d’exhibition dans la région lausannoise, indique la procureure Stéphanie Amara dans son acte d’accusation. Lorsque Ana a eu 10 ans en 2018, son papa a demandé à Mauro Martelli de l’entraîner à la boxe dans sa salle de sport (celle du père), près de Morges.

Caresses et attouchements

C’est dans le cadre de ces entraînements de boxe du mercredi après-midi qu’une partie des faits reprochés à l’accusé se seraient déroulés entre avril et juin 2018. Le ministère public évoque le détail des gestes et des propos du prévenu lors des sessions d’étirements sur lesquelles il aurait mis un accent particulier. Sont également mentionnés et retenus des attouchements et des caresses sur les parties intimes d’Ana. La petite aurait fini par repousser l’ancien sportif professionnel, reconverti dans l’immobilier et les spectacles de magie, parce qu’il se serait montré de plus en plus entreprenant. Ces infractions auraient eu lieu à huis clos en l’absence du père de l’enfant et de son fils ou à l’écart, toujours dans la salle de sport.

Sa maison contre l’amour

Durant l’année 2019, Ana – qui n’a toujours rien dit à ses parents – est allée dormir à plusieurs reprises chez Mauro Martelli, lui-même père de cinq enfants. À nouveau, des propos à connotation sexuelle auraient été tenus par l’ex-champion. De même il lui aurait avoué «être fou d’elle». Et lui aurait montré des photos et des vidéos pornographiques. Une fois, l’accusé se serait déshabillé et lui aurait demandé de lui faire un câlin, ce qu’elle aurait refusé. La dernière fois que la petite est restée pour la nuit, il lui aurait donné une lettre dans laquelle il lui aurait promis sa maison si elle acceptait de faire l’amour avec lui. Ana s’y serait opposée et la lettre aurait atterri dans la cheminée.  

10 mois avec sursis

L’accusation soutenue par le parquet n’est pas anodine, ses réquisitions non plus. La procureure ne participera pas aux débats. Elle requiert dès lors à la fin de son ordonnance de renvoi et en amont de l’audience la sanction pénale qui lui semble juste. Soit une peine privative de liberté de 10 mois, assortie du sursis durant deux ans, ainsi qu’une amende dont le montant sera fixé lors du jugement. La magistrate exige en outre qu’une interdiction à vie d’exercer toute activité professionnelle et non professionnelle organisée impliquant des contacts réguliers avec des mineurs soit prononcée à l’encontre du prévenu.

*Prénom d’emprunt
   

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