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Le front se durcit contre le passe sanitaire

De nombreuses manifestations et plusieurs attaques contre des élus ont eu lieu ce week-end en France.

Ils étaient 19.000 à manifester le 14 juillet à travers le pays. Ils étaient plus de 114 000 samedi dans les rues de France. En trois jours, la mobilisation contre la vaccination et le passe sanitaire s’est amplifiée et durcie en France. 136 manifestations ont été organisées sur tout le territoire selon le ministère de l’Intérieur.

2 500 manifestants à Nantes, 2 000 à Rennes, ou encore 4 500 à Marseille, ils étaient aussi près de 1 000 à Lyon, où des tensions ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Recevant des projectiles, ces dernières ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. C’est à Paris que s’est tenu le plus important rassemblement avec 18.000 personnes réunies. Dans ce cortège mené par l’ex-FN Florian Philippot et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, les manifestants ont porté des messages quelque peu différents.

Mobilisation à travers la France contre le passe sanitaire – Regarder sur Figaro Live

Les uns étaient là parce que «covidosceptiques», les autres car «antivaccins», tandis que d’autres encore étaient surtout mobilisés contre le passe sanitaire. Criant à la «dictature» et à l’atteinte aux libertés, certains n’ont d’ailleurs pas hésité à oser des comparaisons avec la persécution des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, arborant parfois une étoile jaune. Une analogie qui a fait bondir la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). «Arborer une étoile jaune fantaisiste, c’est se moquer des victimes de la Shoah», a-t-elle indiqué dans un tweet.

Au sein de cette foule qui a réclamé la démission d’Emmanuel Macron, des figures du mouvement des «gilets jaunes» ont émergé. Parmi eux, ceux de Jacline Mouraud ou de Jérôme Rodrigues, qui comptent ainsi reprendre du service en se mêlant aux contestataires.

Commerçants et restaurateurs inquiets

Leurs rangs pourraient encore s’étoffer: les commerçants et restaurateurs qui s’inquiètent de la manière dont il va falloir contrôler le passe sanitaire aux entrées de leurs établissements et des conséquences sur leur chiffre d’affaires pourraient s’associer à cette colère qui gronde dans la rue. Un risque que redoute le gouvernement, qui présente ce lundi en Conseil des ministres ces nouvelles mesures anti-Covid. Celles-ci seront ensuite débattues au Parlement.

L’autre risque est de voir les élus qui soutiennent ce dispositif sanitaire pris pour cible. Déjà plusieurs d’entre eux – à l’instar des députés LREM Alexandre Freschi et Jean-Marc Zulesi – ont reçu des menaces. Les deux parlementaires ont d’ailleurs posté sur les réseaux sociaux les messages réceptionnés. «Je suis armé jusqu’au cou. Faites bien attention à ce que vous allez voter concernant le passe sanitaire…», peut-on lire sur l’un d’eux, qui a comme adresse mail «[email protected]».

La justice saisie pour appel à la violence

En parallèle de ces propos comminatoires, des manifestants ont envahi vendredi la permanence du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), à Châteaulin dans le Finistère. Après cette intrusion et les menaces de mort contre ses collègues, ce dernier a déposé plainte. Face ces attaques, les propos tenus ce week-end par la députée Martine Wonner, ex-LREM, ne pouvaient pas ne pas avoir de suite. Lors de la manifestation parisienne, elle a fustigé «la ségrégation» entre vaccinés et non vaccinés, avant d’exhorter les manifestants à «faire le siège des parlementaires» et «envahir leurs permanences».

Dans les heures qui ont suivi cet appel à la violence, le patron des députés LREM Christophe Castaner a demandé à Richard Ferrand de saisir la justice. Plusieurs membres du groupe parlementaire Libertés et Territoires, auquel appartient désormais Martine Wonner, ont réclamé son exclusion. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a, quant à lui, demandé aux préfets de renforcer les mesures de protection envers les élus.

Mais ces derniers ne sont pas les seules cibles. La veille des manifestations du samedi, un centre de vaccination contre le Covid-19 a été vandalisé et mis hors d’usage à Lans-en-Vercors en Isère. «Vaccin = génocide», pouvait-on lire ensuite sur l’une des façades de l’établissement.

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