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Euro 2020 – Atalanta ou l’équipe de Suisse, les deux visages de Remo Freuler

Publié19 juin 2021, 11:00

Le milieu de terrain de la Nati a totalement manqué son début de tournoi, loin de ses performances avec le club bergamasque.

Comme l’ensemble de la Nati, Remo Freuler a été dépassé par Nicolo Barella et les Italiens mercredi.

AFP

Incontournable avec l’Atalanta, transparent pour son premier Euro avec la Suisse, Remo Freuler incarne les paradoxes d’une «Nati» dos au mur avant d’affronter dimanche (18h00) la Turquie pour arracher une place en huitièmes de finale. Loin de relever le niveau, le milieu de 29 ans a été submergé mercredi (3-0) par une Italie qu’il assurait pourtant connaître «sur le bout des doigts», promettant d’aborder les Azzurri en «équipe compacte et unie».

«Qui était ce joueur se faisant passer pour Freuler? Des placements douteux, de rares passes alibi, aucune projection», taclait jeudi «Le Matin», lui infligeant la pire note de l’équipe avec celle de l’attaquant Haris Seferovic.

«Une rare passivité sans le ballon»

Difficile de reprocher au No 8 tous les errements helvètes: peu inspirée en attaque, la «Nati» s’est surtout montrée d’une rare passivité sans le ballon, laissant aux offensives italiennes une liberté étonnante. Mais la déception montre le poids des attentes autour du Glaronais, pièce manquante d’un collectif suisse désormais habitué des phases finales, et qui ambitionne toujours d’atteindre ses premiers quarts de finale.

Pour compléter cette équipe joueuse, qui aime avoir la balle mais ne sait guère subir, quoi de mieux qu’un milieu à l’énorme volume de jeu, capable de râtisser comme de se projeter voire de marquer (3 buts en 31 sélections)?

C’est justement la panoplie qu’offre le «lapin Duracell de l’Atalanta» et ses «13 kilomètres parcourus par match», soulignait en novembre le quotidien «Blick», expliquant pourquoi la «Nati» ne peut plus s’en passer.

25 millions

Encore faudrait-il qu’il y rayonne autant qu’à Bergame, club qui l’a fait exploser depuis son arrivée en 2016. Acheté 2 millions d’euros au club suisse de Lucerne, il en vaut désormais 25, selon le site Transfermarkt.

Freuler et la cité lombarde, c’est la rencontre d’un laborieux à l’éclosion tardive avec une armada de joueurs au passé modeste, métamorphosée par Gian Piero Gasperini en machine à presser et à attaquer. Jamais blessé et capable d’encaisser l’intensité imposée par son entraîneur, le Suisse est devenu l’un des rouages essentiels de l’Atalanta en championnat, avec trois podiums ces trois dernières saisons.

Sous-estimé

«Remo Freuler est un milieu de terrain sous-estimé qui voyage les phares éteints: il est troisième au classement général pour la note moyenne, derrière Lukaku et Muriel», écrivait le 25 mai la «Gazzetta dello Sport». Interrogé par ce quotidien sportif en mai, il ne semblait guère regretter son relatif anonymat, partagé avec son acolyte néerlandais du milieu, Marten de Roon.

«C’est normal que ceux qui marquent, comme Luis Muriel, ou font des mouvements de grande classe, comme Josip Ilicic, prennent davantage la lumière. Nous, on a d’autres tâches: filtrer et donner équilibrer à l’équipe. Mais on se sent importants, nous sommes un peu le coeur de l’Atalanta», estimait-il.

Deux buts en Ligue des Nations

Il a aussi contribué aux deux épopées européennes du club, éliminé par le Paris SG (1-2) en quarts de finale de Ligue des champions la saison dernière puis le Real Madrid (0-1, 1-3) cette année en huitièmes de finale. Sévèrement exclu contre les Madrilènes au début du match aller, il avait demandé «pardon» le lendemain à l’équipe et aux supporters, avant que ses partenaires lui assurent qu’il n’avait pas à s’excuser.

Mais cette mésaventure n’est rien à côté de ses désillusions en sélection, lui qui a attendu l’approche de la trentaine pour découvrir son premier tournoi dans la peau d’un titulaire, après avoir passé le Mondial-2018 sur le banc. «C’est énervant de ne pas jouer une seule minute. D’une certaine façon ça m’a stimulé, pour ne pas me contenter une nouvelle fois de regarder, mais pour contribuer à notre succès», confiait-il juste avant l’Euro.

Pour se ressaisir face à la Turquie, qui devrait offrir plus d’espaces que l’Italie, il pourra au moins s’appuyer sur son expérience l’an dernier en Ligue des Nations: dépassant son strict rôle de régulateur, il avait inscrit deux superbes buts face à l’Espagne (1-1) et l’Allemagne (3-3).

(AFPE)

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