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La vente au poids, nouveau dada de l’enseigne d’habillement Pimkie

Au 19 mai, jour de réouverture des commerces d’habillement que le gouvernement a fixé, Pimkie se lancera dans la vente au kilo. L’enseigne d’habillement détenue par l’Association familiale Mulliez installera un rayon de vêtements d’occasion dans quatre de ses 310 magasins en France. A Paris, Bordeaux, Rouen et Lille, Pimkie proposera à ses clientes d’acheter ces pièces au prix de 30 euros le kilo cet été, puis de 20 euros à partir de septembre.

« Soit 2 euros pour un tee-shirt et 9 euros pour une robe », explique Quitterie Barennes, chef de groupe, responsable de ce projet. Le concept, qui, en cas de succès, devrait être déployé dans 15 points de vente en France d’ici à la fin de 2021, est mené avec Eureka Fripe, grossiste français, qui « chine » des vêtements partout dans le monde, les stocke dans un entrepôt à Rouen et les revend sous son enseigne Kilo Shop.

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Avec cette offre à petits prix, la direction de Pimkie espère rattraper par le col les consommatrices âgées de 18 à 25 ans, qui, de plus en plus, s’habillent dans les friperies et sur l’application Vinted. En 2020, le spécialiste de la vente de produits d’occasion entre particuliers est devenu le quatrième site de vente d’habillement en France, derrière Zalando, Veepee et Amazon. Et, d’après l’Institut français de la mode, près d’un tiers des Français achètent désormais des vêtements d’occasion.

Difficulté à s’approvisionner en France

Ce n’est pas le seul acteur à s’adapter à cette tendance. Kiabi et Auchan font de même. En perte de vitesse depuis plusieurs années – elle a fermé ses 23 magasins en Belgique en mars et annoncé fermer 40 de ses 75 boutiques en Allemagne – l’enseigne Pimkie (524 magasins dans quatorze pays) s’est promis de se relancer en « sortant de la fast-fashion », explique Mme Barennes, en évoquant la volonté de la centrale d’achat de se fournir davantage en vêtements fabriqués à partir de fibres écoresponsables et de réduire ses volumes d’invendus.

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Vendre des produits d’occasion relève de cette « volonté de réduire l’impact environnemental » de la chaîne fondée voilà cinquante ans. Toutefois, l’enseigne a choisi de ne vendre que des marques japonaises, dont Uniqlo, ou coréennes. Pourquoi se fournir si loin ? « Pour proposer des produits de qualité », explique Mme Barennes. Le secteur est, il est vrai, aussi confronté à la difficulté de s’approvisionner en France, faute d’une filière de recyclage de textiles suffisamment organisée.

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