samedi, juin 25, 2022
Marseille
ciel dégagé
29.5 ° C
30.9 °
26.2 °
32 %
5.7kmh
0 %
sam
28 °
dim
30 °
lun
28 °
mar
27 °
mer
28 °
AccueilÀ la uneInterview - Bastian Baker: «Je veux surprendre mon public avec le Cirque...

Interview – Bastian Baker: «Je veux surprendre mon public avec le Cirque Knie»

Publié29 juillet 2021, 06:42

Le Vaudois de 30 ans s’apprête à entamer une nouvelle aventure ce soir à Rapperswil (SG) en participant à la tournée du cirque le plus connu de Suisse. Il nous lâche quelques infos et nous explique pourquoi il a accepté ce challenge.

Bastian Baker fête également cette année ses dix ans de carrière. Il partira en tournée l’an prochain pour cette occasion.

DR

De la première partie des concerts de Shania Twain au Cirque Knie, il n’y a qu’un pas. Après une pause obligatoire suite à la pandémie, Bastian Baker a étonné tout le monde en s’associant avec le plus célèbre cirque suisse. Il est le premier chanteur à être invité à se donner en spectacle avec les artistes du chapiteau. La soirée d’ouverture a d’ailleurs lieu ce jeudi 29 juillet à Rapperswil (SG). «Nous avons bien répété, donc tout devrait bien se passer. Je suis excité et je me réjouis de montrer ce spectacle devant un vrai public qui nous donnera encore plus envie de nous surpasser», nous dit-il par téléphone.

Entre quelques bâillements, car «les entraînements sont rudes», et quelques interruptions en suisse allemand pour parler avec les équipes, Bastian Baker nous a révélé pourquoi avoir accepté ce nouveau challenge et nous a parlé de ces dix ans de carrière qu’il fête cette année.

Vous êtes le premier chanteur à accepter cette tâche pour le Cirque Knie. Quel effet cela vous fait?

Être le premier à ouvrir une brèche dans quelque chose d’inattendu est toujours un honneur. Cela rend le challenge encore plus séduisant. Le projet est né en 2019, lorsque je suis allé voir le spectacle à Sion avec Vincent Kucholl et Vincent Veillon. Sur le ton de la rigolade, ils ont dit: «Quand est-ce qu’on verra Bastian Baker au Cirque Knie?» L’idée germait un peu dans la tête des Knie, mais aussi chez moi. Finalement, nous nous sommes appelés et rencontrés. Beaucoup de fois. (Rires.) Et nous sommes ravis du résultat final.
Il y a tout de même un grand écart entre la musique et le cirque, non? Cela va changer des stades américains dans lesquels vous avez chanté.

Au contraire, je pense que l’écart est minime. La musique est un art, le cirque aussi. On est un peu dans la même catégorie. Le cirque a besoin de musique et la musique a besoin de spectacle. Je pense que les deux cohabitent de manière idéale. C’est comme si je pouvais faire une tournée et demander tout ce que je voulais en termes d’infrastructure. Avec le Cirque Knie, on peut allier le meilleur des deux mondes et en faire un spectacle extraordinaire. C’est clair que ce ne sera pas les premières parties de Shania Twain aux États-Unis, mais cela reste un chapiteau de 2300 personnes par soir. À la fin de la tournée on aura joué devant plus de 700 000 personnes en Suisse. Au niveau proportion, c’est assez extraordinaire ce qu’ils ont réussi à créer.
Qu’avez-vous préparé pour ce spectacle?

Je vais chanter des chansons connues comme «I’d Sing For You», «Dancing Without You», «Leaving Tomorrow» et j’ai aussi écrit une chanson exprès pour le spectacle. Sans trop en dévoiler, je peux déjà vous dire qu’il n’y aura presque aucun moment où je serai juste en train d’interpréter mes titres. J’accompagnerai toujours un numéro ou alors j’y participerai. Il faut venir voir de vous-même pour savoir exactement ce qu’il va s’y passer. J’essaie de surprendre et avec ce show.

Quel souvenir gardez-vous du Cirque Knie?

Quand j’étais petit, je me réjouissais que le cirque arrive en ville. On y allait quasi chaque année avec toute la famille. Et de savoir que ce genre d’occasion va avoir à nouveau lieu après la période creuse que l’on a eue, cela me fait extrêmement plaisir. Je me souviens particulièrement des éléphants qui se baignaient dans le lac à Lausanne.
Vous allez aussi partir en tournée l’an prochain pour les dix ans de votre carrière. Ces dix années, sont-elles passées vite?

C’est un autre épisode dont je me réjouis particulièrement. Je serai avec mon groupe dans des salles que j’affectionne, notamment les 11 et 12 mars aux Docks de Lausanne. Ces dix années, forcément qu’elles sont passées rapidement. J’ai eu la chance de vivre des choses extraordinaires pendant presque chaque jour. C’est fantastique.
Parmi ces grands moments, lequel vous ont le plus marqués?

Oh! Il y en a eu tellement. Tous ont une saveur particulière. Que ce soit les premières années où tout était nouveau, ou quand Claude Nobs m’a découvert. J’étais émerveillé par tous les aspects de mon nouveau milieu. Ensuite, il y a eu les années de confirmation. J’ai pu jouer sur la Grande Scène du Paléo ou encore au Stravinski du Montreux Jazz, l’Olympia et voyager aux quatre coins du monde. Sans oublier ma participation comme juré à «The Voice» en Belgique. Il y a un concert que j’apprécie toujours mentionner après tout ce temps, c’est celui à la Jamsil Arena à Séoul, en 2014. C’était la première fois qu’on allait en Corée du Sud. Jouer dans un stade olympique avec de la pyrotechnie a marqué toute l’équipe. On se disait: «On est des gars du canton de Vaud et on fait du rock’n’roll dans un stade en Corée du Sud!? C’est assez irréel.» Puis j’ai eu de la chance aussi sur le plan personnel. Ma famille et mes amis sont restés à mes côtés et je m’entends mieux que jamais avec eux.
Vous regrettez certains choix au long de votre carrière?

Je ne suis pas quelqu’un qui regrette. Je crois pertinemment que chaque étape nous amène à une nouvelle aventure. Qu’elle soit bonne ou mauvaise. «Danse avec les stars» n’a de loin pas été mon expérience préférée. C’était très dur à gérer et ça m’a fait grandir très rapidement. Cela m’a appris à mieux canaliser mes émotions et mon stress de manière fulgurante. Je venais à peine d’arrêter le hockey sur glace et je me souviens encore de ma première danse. Je me disais: «P***, si je peux faire un tango devant 6 millions de téléspectateurs français, je peux à peu près tout faire après ça.» Je ne regrette pas, car j’en tire des leçons. Je n’ai juste pas apprécié l’expérience.
Est-ce qu’il y a un album en préparation?

Il y a un album en préparation. Sa sortie est prévue pour la fin janvier et le disque s’appelle «Stories of the XXI». C’est aussi le nom de la tournée. Il y aura des chansons que je concocte depuis un petit moment. Certaines sont nées pendant le confinement. J’ai bossé beaucoup par Zoom avec des artistes de l’étranger. C’était plutôt nouveau comme concept. (Rires.) Il y a plein de belles choses, mais on en parlera le moment voulu.

ARTICLES LIÉS

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus populaires