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Motocyclisme – Les arbitres, ces mal-aimés…

Publié20 juin 2021, 11:05

Depuis quelques semaines, ils sont au centre de toutes les attentions. Et de pas mal de critiques. Ils? Les commissaires, qui observent les faits et gestes des pilotes sur la piste. Et qui pénalisent. Parfois…

par

Jean-Claude Schertenleib

«Tout affrontement sportif est réglementé. Les arbitres sont donc nécessaires, on a besoin de «méchants» qui punissent. Donc, respectons-les!». L’Australien Jack Miller est le plus «cool» des pilotes MotoGP, capable de quelques frasques croustillantes, auteur de petits mots délicieux. Mais il peut aussi devenir le plus sage, comme il l’a prouvé ces derniers jours. Car le travail du collège des commissaires n’est pas aisé. Alors, bien sûr, ils ont désormais leur VAR à eux, via des capteurs électroniques qui entourent les circuits et qui émettent immédiatement un signal lorsque, pour quelques centimètres, un pilote dépasse les limites. On aime ou on n’aime pas, mais l’outil est fiable.

Le problème est plus complexe lorsqu’il s’agit de juger un comportement. Devait-on présenter un drapeau noir à Fabio Quartararo, lorsqu’on a découvert en Catalogne qu’il roulait torse nu? La réponse – le règlement – le dit, les arbitres ont hésité et trop attendu, avant de signifier une pénalité de 3 secondes… trois heures après l’arrivée de la course. Problème? Alors que les pénalités pleuvent en Moto3, où l’on s’est mis à faire parfois n’importe quoi – tous les pilotes et les team-managers ont été convoqués en Catalogne et prévenus que, dorénavant, on ne laisserait plus rien passer –, on a vu des choses étranges également en MotoGP, aussi bien en Italie, qu’en Catalogne et, ces deux derniers jours, sur le Sachsenring: «Bon sang, nous devons être des exemples pour les jeunes», rappelle Jack Miller. Qui avait pourtant plus que frôler la correctionnelle lors du premier GP de la saison au Qatar (face à Joan Mir), sans être puni… Bref, tout le monde a besoin d’un message clair.

Bastianini premier sanctionné

Et ce message clair a été adressé par les arbitres en Allemagne. En Moto3, Darryn Binder – qui a repris la piste au dernier moment à la fin de la première phase des qualifications et n’a pas évité un contact avec le débutant Joel Kelso – a non seulement était privé de superpole samedi, il devra en plus subir un «drive through» (passage à vitesse réduite par le couloir des stands) en course. Et en MotoGP, le tenant du titre Moto2, Enea Bastianini, qui a été surpris deux fois au ralenti au milieu de la piste, a été pénalisé de trois positions sur la grille.

OPA sur les phénomènes

On n’arrête pas de citer en exemple l’efficacité de la pyramide imaginée par Red Bull et KTM, système de formation dont les résultats sont saisissants. Derniers exemples en date: le «rookie» en Moto3 Pedro Acosta, toujours installé en tête du championnat et le «rookie» en Moto2 Raúl Fernández, deuxième du classement général derrière son voisin de stand, Remy Gardner. Logiquement, si Acosta remporte le titre, on devrait le retrouver l’an prochain en Moto2 à la place de Gardner, qui lui fera le saut en MotoGP. Logiquement encore, Raúl Fernández devrait soit rester en Moto2 sous ses couleurs actuelles pour tenter de remporter le titre, soit lui aussi monter en MotoGP. Telle est la logique.

Problème, d’autres structures s’intéressent aux deux phénomènes espagnols. VR46, l’équipe de Valentino Rossi, serait prêt à débourser les 500’000 euros semble-t-il exigés pour libérer Acosta, alors que le team Petronas-Yamaha aurait fait une offre alléchante à Fernández, pour qu’il devienne l’équipier de Franco Morbidelli l’an prochain à la place de Valentino Rossi. Réaction du principal intéressé (en pole position, en Allemagne): «Je ne sais rien de tout cela, je suis concentré sur mon championnat Moto2, je m’amuse avec ma moto et je me sens très bien dans mon équipe.» Sourire de Johann Zarco (en pole, en MotoGP) juste devant lui: «Je pense qu’il sait plus que ce qu’il ne dit, mais il n’ose pas en parler.»

Lüthi: mauvaise direction

Tom Lüthi s’élancera de la 28e place de la grille de départ.

LDD

Après un bon vendredi, un mauvais samedi. Et un début de dimanche encore compliqué (23e temps du warm-up): Tom Lüthi est loin du compte sur le circuit où il avait fait ses débuts en 2002. Il s’élancera de la 28e place de la grille de départ du 200e GP de la classe Moto2: «Après la bonne première journée d’essais, toute l’équipe était très motivée pour que l’on passe un nouveau cap, samedi. Mais c’est le contraire qui est survenu, nous avons travaillé dans la mauvaise direction. L’important, c’est la course, nous ne renonçons pas.»

Le No 50 retiré du Moto3

La cérémonie s’est tenue vendredi soir: le No 50, celui de Jason Dupasquier, a été officiellement retiré du championnat du monde Moto3.

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