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Deuxième édition du Service national malgré les polémiques

Lancé en 2019, le service national universel commence aujourd’hui sa deuxième édition. En 2020, ce «séjour de cohésion» avait été annulé à cause du Covid.

Dès 8h ce matin, les 18 000 volontaires du service national universel (SNU) 2021 étaient en rang. Venus de toute la France, ils partent pour un « séjour de cohésion » de deux semaines dans l’un des 143 centres répartis dans toute la France. Il vise « à transmettre un socle républicain fondé sur la vie collective, la responsabilité et l’esprit de défense ». Au programme : réveil à 7h avec lever des couleurs et Marseillaise en uniforme, séances de sport, cours sur les discriminations, le climat, l’éducation aux médias, les gestes de premiers secours, mais aussi soirées bivouacs, escalade ou vélo.

Sur place, 3 000 militaires, membres des forces de l’ordre, éducateurs spécialisés ou volontaires de l’éducation nationale encadrent ces jeunes de 15 à 17 ans. Ils sont logés par groupes de 10 à 15 dans des « maisonnées » non-mixtes. Un test PCR avant le séjour est obligatoire comme le port du masque, et les jauges des centres ont été réduites. L’édition 2020 ayant été annulée à cause du Covid, les mesures seront strictement respectées.

La généralisation d’ici 2024

Ce séjour de cohésion est la première étape du Service universel national. Les jeunes participants volontaires devront ensuite réaliser une mission d’intérêt général de 84 heures. Enfin, il leur sera possible de s’engager avant leurs 25 ans pendant trois mois sous l’uniforme des sapeurs-pompiers, de la réserve des Armées mais aussi pour un service civique ou dans une association.

« Le service national que nous connaissons aujourd’hui [sera] supprimé dès le 1er janvier 1997 ». Depuis cette annonce de Jacques Chirac en 1996, le retour du service militaire agite les débats politiques. Pour répondre à cette attente, Emmanuel Macron a lancé le Service national universel. Sa première édition en 2019 avait réuni 2 000 jeunes de 13 départements. Afin de valoriser cette expérience, ils avaient pu défiler le 14 juillet. Aujourd’hui sur la base du volontariat, le service national universel devrait être généralisé à l’ensemble d’une classe d’âge en 2024.

Le service national sous le feu des critiques

Néanmoins, il suscite de nombreuses polémiques. Sur sa forme d’abord, jugée trop militaire par les uns, pas assez par les autres, des associations dénoncent le manque de continuité un seul séjour de deux semaines n’étant pas assez long pour créer un sentiment d’appartenance.

Sur son coût ensuite, 61 millions d’euros cette année, une augmentation de 31 millions par rapport à 2020. Une hausse critiquée par le sénateur Jacques-Bernard Magner, rapporteur pour avis des crédits budgétaires 2021 de la Jeunesse et la Vie Associative : « Je me pose la question – et je crois que tout le monde se la pose ici, pourquoi rajouter 31 millions encore ? ». Enfin, l’aspect religieux. Toutes les cérémonies sont interdites, les repas ne sont pas modifiés, et la non-application de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques. À court terme, le Gouvernement cherche à augmenter les effectifs du service national.

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